![]() |
![]() |
| Yaoundé | Douala | Bafoussam | Bamenda | Bertoua | Buéa | Ebolowa | Garoua | Kribi | Limbé | Maroua | Ngaoundéré |
| Mbalmayo | Dschang | Gorges de kola | Lagdo | Mokolo | Djingliya |
|
|
||
|
|
||
| Le Nord Cameroun | ||
|
|
||
|
|
|
|||||||||||
|
La bouse de vache et autres excréments de petit bétail sont transformés sur-place en engrais et utilisé comme fertilisants. En retour, les feuilles de maïs, de mil et de sorgho servent d’aliments pour le bétail. Les semences agricoles quant à elles viennent généralement de l’IRAD (Institut de Recherche Agricole pour le Développement) et mises à la disposition des paysans par le PNVA (Programme National de Vulgarisation Agricole). Sous la houlette de nombreuses Ong, de nouvelles techniques agricoles sont inculquées aux agriculteurs ainsi que des financements en soutien à l’entreprenariat paysan. Le résultat de cette synergie est souvent spectaculaire dans cette partie du pays où des champs de maïs, de mil, de sorgho, d’oignon, d’arachide, de coton, de patate, de riz, de haricot ou de manguiers donnent habituellement des vertiges aux voyageurs de la région au mois de septembre. Ici, le Sahel souvent presque sans vie en saison sèche est rendu vert par l’agriculture, le temps d’un trimestre de pluies.
Parmi les denrées agricoles produites au Nord et commercialisées dans la partie méridionale du pays, l’arachide, l’oignon et l’huile de coton figurent en bonne place. Les produits de l’élevage occupent certainement le haut du pavé : sur 100 kg de viande de bœuf conduits par les Bororo et vendus à Yaoundé, en moyenne, 91 viennent du Nord ! Le petit bétail n’est pas en reste. En effet dans les marchés de vivres de la capitale, de nombreux hangars hébergent chèvres et moutons élevés au Nord pour être consommés au Sud. La filière porcine jusque là développée à l’Ouest du pays, est en train de pousser des ailes à l’Extreme-Nord, notamment à Yagoua dans le Mayo Danaï où les éleveurs en majorité sudistes y développent l’activité. Certains comptent d’ailleurs coupler l’élevage du porc à celui de la volaille pour tenter de combler les besoins sans cesse grandissants du marché national. Mais malgré les bons résultats sus évoqués, le potentiel agricole de la région reste pourtant exploité à quelque 40% seulement ! Comme toute bonne fille du Nord – timide et généreuse – la terre du septentrion attend toujours de nouveaux prétendants. Offrez-lui vos bras, elle fera le reste. Certainement à l’image des merveilleux sites touristiques qu’elle a gracieusement offerts à l’humanité et qui font notre fierté depuis toujours.
Si le parc de Waza, comme on aime bien à l’appeler, a acquis une notoriété immense au point de faire ombrage aux autres merveilles humaine (le sultanat de Pouss) ou naturelle (les pics de Rumsiki) de la région, c’est bien grâce à la cohabitation in situ de près de 20 mille espèces d’animaux et d’oiseaux, mais aussi la proximité de la route nationale numéro1 qui relie le Gabon au Tchad, passant par le Cameroun. Cette providence dont bénéficie le parc de Waza n’a pourtant pas entamé la splendeur des massifs de Rumsiki, près de Mokolo, ni l’architeture unique des cases en obus du Sultanat de Pouss, non loin de Yagoua.
L’artisanat y est aussi pratiqué, notamment : la poterie, le tissage et la tannerie. Ainsi, des pots en terre cuite aux motifs uniques sont exposés à l’intention des visiteurs ; des tissus fabriqués selon des techniques ancestrales y sont aussi commercialisés sous forme de nappes de table ou de boubous. Des sandales et des sacs issus de la tannerie locale y font la fierté des paysans et le bonheur des touristes.
En somme, aucun reportage, aucun film ne saura décrire fidèlement les merveilles du Grand Nord. Elles sont à vivre pour être appréciées à leur juste valeur. Vous y serez les bienvenus. Rémy NDZIE ONDOA Correspondant Cameroun Guide gie – Grand Nord |
||||||||||||
|
© Cameroun Guide GIE - Yaoundé - Douala - Garoua - Maroua - Bordeaux - Tel: 22 05 31 10 - Email: info@cameroun-guide.com |
||||||||||||